


Nous entendons soumettre l’ensemble de nos propositions en matière de sécurité à un référendum populaire.
« L’hiver, sous nos latitudes, il fait nuit de bonne heure, mais on devrait pouvoir se promener tranquillement, en pleine ville, à 18 heures ! Eh bien non !
« Un homme qui se trouvait boulevard Lam-bermont à Schaerbeek, en fin d’après-midi, s’est trou-vé soudain entouré par un groupe de gamins âgés de 10 à 13 ans.
« L’aîné avait un couteau à la main. L es auto-rités ont minimisé l’évé nement. Elles ont prétendu que de telles agressions par des si jeunes enfants étaient rarissimes. Hélas, tel n’est pas le cas. Même les statistiques (truquées) de la police et de la justice démentent cette affirmation . C’est tout dire ! La dé-linquance prend un coup de jeune. Aux âmes gangrenées, l’horreur n’attend pas le nombre des an-nées ! »
Extrait de l'acticle du député fédéral Filip De Man, publié dans le mensuel Vérités Bruxelloises n° 88 - février 2009.
Un Etat de droit se doit de garantir la sécurité des citoyens. La mission de la Justice est de sanction-ner les agresseurs – y compris les mineurs d’âge.
En Belgique, la juridiction chargée des délin-quants mineurs n’a que peu de moyens et ne peut que déférer ces individus dans des centres d’accueil qui, le plus souvent, ne disposent que d’un nombre réduit de places. En conséquence, les juges de la jeunesse les relâchent purement et simplement. Une telle impunité pousse à la récidive, voire à commettre des actes plus graves encore.
En abaissant l’âge de la majorité pénale, on donnerait à la Justice les moyens de remplir son rôle. En France, par exemple, cette majorité est fixée à treize ans. Les âmes sensibles vont hurler. Il faut néanmoins qu’elle voient la réalité en face : les jeunes sont plus précoces que naguère. En bien comme en mal.
Une autre mesure à prendre est de responsabi-liser les parents de délinquants mineurs et de les sanc-tionner en supprimant, par exemple, une partie des allocations familiales. Il est vrai que la loi n’aide guère les parents puisque la fameuse « fessée éducative » leur est aujourd’hui interdite.
En ce qui concerne les délinquants adultes, il convient d’abroger la loi Lejeune qui permet aux con-damnés de n’effectuer que le tiers de leur peine. A quoi sert une condamnation à une peine d’un nombre défini d’années de prison si, en réalité, cette peine sera fortement réduite ?
Toutes les peines prononcées doivent être ac-complies. Sait-on que les condamnations à moins de huit mois ne sont pas effectuées ?
En Angleterre, un détenu qui s’évade voit sa peine augmentée. Ce n’est pas le cas en Belgique.
Une société qui ne protège pas les siens est une société décadente. Ou plutôt une dyssociété.